Dégât des eaux : qui paie quoi ?
Fuite, infiltration, débordement : une fois l'eau arrêtée, la vraie question arrive — qui règle la facture ? Voici, en langage clair, comment fonctionne la prise en charge en France (convention IRSI), et où se situe la location d'un déshumidificateur dans votre dossier.
- → Votre interlocuteur est votre assureur, même si la fuite vient de chez le voisin.
- → Jusqu'à 1 600 € HT de dommages, il indemnise sans expertise obligatoire, sur factures — la majorité des dégâts des eaux.
- → Le séchage est une mesure conservatoire : il n'y a pas à attendre l'expert pour le lancer.
- → La location du déshumidificateur est généralement remboursée sur facture dans le règlement du sinistre.
- → Restent à votre charge : la franchise de votre contrat et l'éventuelle vétusté.
Un seul interlocuteur : votre assureur.
Depuis 2018, les dégâts des eaux en immeuble sont gérés par la convention IRSI, un accord entre compagnies d'assurance qui simplifie les dossiers inférieurs à 5 000 € HT de dommages par local. Son principe : un seul assureur, dit « gestionnaire », pilote tout le dossier — en règle générale, celui de l'occupant du logement sinistré.
Votre assureur indemnise intégralement, sans expertise obligatoire et sans recours : le dossier se règle sur devis et factures, rapidement. C'est le cas le plus fréquent.
Votre assureur missionne un expert unique pour toutes les parties (« pour compte commun »), indemnise, puis se fait rembourser entre compagnies. Un seul passage d'expert, un seul interlocuteur : vous.
Le dossier sort de la convention : expertises classiques, délais plus longs. Raison de plus pour sécher tôt et documenter — le séchage reste une mesure conservatoire attendue.
Qui est « l'occupant » ?
C'est l'assurance habitation de celui qui occupe le logement qui gère — pas celle du responsable. Dans tous les cas : déclarez sous 5 jours ouvrés, remplissez le constat amiable dégât des eaux s'il y a un voisin concerné, et conservez toutes les preuves. Le déroulé complet est dans notre guide heure par heure.
La location du déshumidificateur : qui la paie ?
Le séchage fait partie des mesures conservatoires : les gestes que l'assuré doit engager pour limiter l'aggravation du sinistre. À ce titre, la location d'un déshumidificateur professionnel (aussi appelé assécheur) après un dégât des eaux déclaré est généralement prise en charge par l'assureur gestionnaire, sur présentation de la facture — elle réduit d'ailleurs le coût final de la remise en état (moins de dépose, moins de travaux, pas de moisissures).
Le remboursement n'est pas automatique : il dépend de votre contrat et de l'appréciation de l'assureur. En cas de doute, un accord préalable par téléphone ou e-mail sécurise la dépense — et la machine peut être livrée en attendant la réponse. Nos tarifs sont publics et TTC : de 19 à 39 €/jour selon le modèle, dégressif dès 7 jours, livraison et reprise offertes en Île-de-France.
Matériel, dates, durée réelle — fournie par Livair, conforme pour transmission à l'assureur.
Relevés d'humidité horodatés, courbes et photos : la preuve que le séchage était nécessaire puis abouti. Généré automatiquement par votre espace de suivi Livair.
Avant séchage, sous plusieurs angles — le réflexe des premières heures.
Franchise et vétusté : ce qui reste à votre charge
Comme pour tout sinistre, la franchise prévue par votre contrat est déduite de l'indemnisation. Elle ne se récupère que si un tiers est reconnu responsable — rare dans les petits dossiers réglés sans recours. Sur les biens endommagés, l'assureur peut aussi appliquer une vétusté (sauf garantie « valeur à neuf »). Le coût du séchage, lui, n'est pas concerné par la vétusté : c'est une prestation, remboursée sur facture.
La recherche de fuite
Si l'origine de l'eau n'est pas identifiée, la recherche de fuite est organisée et prise en charge par l'assureur gestionnaire, dans la limite d'un plafond conventionnel de 1 600 € par sinistre. Si vous la faites réaliser vous-même, conservez la facture : elle est remboursable dans ce cadre. Réparer la fuite est indispensable — mais ne sèche pas les murs : les deux chantiers sont distincts et complémentaires.
Gros sinistres, inondations, refus.
Dossier hors convention, expertises contradictoires, délais nettement plus longs. Raison de plus pour sécher tôt : chaque jour d'attente aggrave les dommages, et le séchage documenté reste une mesure conservatoire attendue.
Ce n'est plus la garantie dégât des eaux mais le régime des catastrophes naturelles (arrêté publié au Journal officiel, franchise légale spécifique, délais propres). Le séchage rapide y est tout aussi déterminant, mais le circuit d'indemnisation diffère.
Le prix de la location reste dû par le client (voir nos questions fréquentes) — c'est pourquoi nos prix sont bas et publics, et pourquoi l'accord préalable est conseillé pour les situations limites.
Information générale, à jour en 2026 : les montants de la convention IRSI (1 600 € / 5 000 € HT) et les conditions exactes de prise en charge dépendent des conventions entre assureurs et de votre contrat. Vérifiez vos garanties.
Vos questions sur la prise en charge.
L'occupant du logement loue et règle la location, puis la présente à son assurance habitation : le séchage est une mesure conservatoire, généralement prise en charge dans le règlement du sinistre sur présentation de la facture. Livair fournit une facture conforme et un rapport de séchage (relevés d'humidité horodatés) réunis en un PDF, à joindre au dossier.
L'IRSI est un accord entre assureurs, appliqué depuis 2018 aux dégâts des eaux et incendies en immeuble impliquant au moins deux assureurs, pour des dommages inférieurs à 5 000 € HT par local. Elle désigne un assureur « gestionnaire » unique — en règle générale celui de l'occupant du logement sinistré. Jusqu'à 1 600 € HT, il indemnise intégralement sans expertise obligatoire ; entre 1 600 et 5 000 € HT, il missionne un expert unique pour toutes les parties.
Votre propre assureur, pas celui du voisin. C'est le principe de la convention IRSI : chaque occupant sinistré s'adresse à son assurance habitation, qui gère et indemnise, puis exerce d'éventuels recours entre compagnies. Vous n'avez qu'un interlocuteur : le vôtre.
Non. Les assureurs attendent de l'assuré qu'il limite l'aggravation du sinistre : c'est le rôle des mesures conservatoires, dont le séchage fait partie. Attendre, c'est laisser les moisissures se développer (48 à 72 h) et le coût final augmenter. Documentez simplement tout : photos avant séchage, factures, relevés d'humidité — l'expert s'appuiera dessus.
Non, il n'est pas automatique : la prise en charge dépend de votre contrat et de l'appréciation de l'assureur. En pratique, la location d'un déshumidificateur après un dégât des eaux déclaré est très souvent remboursée sur facture, car elle réduit le coût final de la remise en état. En cas de doute, demandez un accord préalable à votre assureur — la machine peut être livrée en attendant sa réponse.
Oui : la franchise prévue par votre contrat reste à votre charge, comme pour tout sinistre. Elle ne peut être récupérée que si un tiers est reconnu responsable, ce qui est rare dans les petits dossiers gérés sans recours.
Lorsque l'origine du dégât n'est pas identifiée, la recherche de fuite est organisée et prise en charge par l'assureur gestionnaire, dans la limite d'un plafond conventionnel de 1 600 € par sinistre. Si vous la faites réaliser vous-même, conservez la facture : elle est remboursable dans ce cadre.
Non. Une inondation par débordement de cours d'eau, ruissellement exceptionnel ou remontée de nappe relève du régime des catastrophes naturelles (publication d'un arrêté, franchise légale spécifique), pas de la garantie dégât des eaux. Les délais et conditions d'indemnisation y sont différents — le séchage rapide reste, lui, tout aussi déterminant.
Pour les parties communes, l'assureur gestionnaire est celui de l'immeuble : c'est le syndic qui déclare le sinistre et engage les mesures conservatoires. Pour un lot privatif, chaque occupant reste géré par sa propre assurance habitation. Livair travaille avec les syndics (compte pro, facturation consolidée) comme avec les particuliers.